Chère Camille KOUCHNER

« On ne va pas se mentir mieux vaut ne pas se dire la vérité »

Après vous avoir adressé plusieurs versions de lettres; Tantôt reprenant votre
brillant parcours, allant même jusqu’à exposer votre thèse de l’opposabilité en droit privé, citant nombre de vos combats notamment votre insatiable engagement contre le DARGASIL, ou tantôt m’essayant à une pseudo analyse de votre récent ouvrage retraçant l’ambiance familiale. Pour être sincère, aucune ne me convenait finalement. Trop pompeux.

Mieux vaut être concis, et se rendre directement à l’essentiel. Serait-il envisageable de penser que tout le monde se doute autant que ceux qui sciemment dans votre entourage ont préféré se taire pour l’inceste de Victor? Sont-ils toujours les mêmes ? Aussi nombreux ? Sommes nous face à une seconde omerta ?
Facile à dire mais sans hésitation j’aurais adhéré spontanément à une ferveur identique à celle de votre tante.
Pourquoi ne pas avoir souhaité confronter de son vivant votre mère à ses actes ? En aviez-vous peur ou s’agit-il d’un simple comportement instinctif ? Elle l’aurait brillamment méritée de ce qu’on apprend au travers de vos révélations. Un comportement qui laisse transparaître un être totalement dénué d’affecte à vos égards : Une soit disant emprise ? Voir de l’égo ? Une image à préserver ? Une carrière en jeu ? Un égoïsme démesuré ?
Quelque en soit la cause injustifiable, quel désarroi que devait-être le vôtre face à cette inconcevable réalité.

Evelyne et Marie-France PISIER

Je ne vous apprends rien en écrivant ce qui suit: aucune hypothèse n’a été retenue pour expliquer les circonstances de sa mort. Ni le suicide, ni l’hydrocution, ni la noyade, ni la crise cardiaque. J’ai même lu quelque part que l’hypothèse du meurtre n’était pas écartée non plus. Soyons logique un instant comment pourrait-elle être morte avant de tomber dans la piscine avec une chaise en fer forgé d’un poids certain enchevêtré sur sa tête après avoir pris le soin d’enfiler des bottes en caoutchouc? N’aurait-elle pas pu se donner la mort si elle le souhaitait réellement avec une dose suffisante de médicaments? Comment les gendarmes ont-ils pu en rester là si ce n’est qu’on leur ait peut-être ordonné? Des hypothèses aussi rocambolesques les unes que les autres se sont succédées. Même Julien, votre frère aîné, n’a jamais cru à la thèse du suicide.

Je ne peux pas croire que ce soit anodin de votre part et que lors de la rédaction de votre livre vous n’ayez pas su mesurer l’incidence qui amène indéniablement à cette affaire en parallèle. Mais pourtant indiscutablement liées. Vous qui avez fait le choix par l’écriture de vous libérer de ce poids instauré par l’omerta de votre mère, par la même rendre justice à votre frère et bouleverser le statut jusqu’alors intouchable de votre beau-père, méticuleusement entretenu par ce silence, que leur cercle respectait comme dieu le père.

C’est pourquoi je vous écris aujourd’hui pour que vous consentiez à nous mandater afin d’éclairer les zones d’ombres entourant la mort suspecte de Marie-France PISIER votre tante. La première et la seule a avoir voulu vous libérer, en brisant le silence contre tous, et ainsi lui rendre sa dignité post mortem.

J’en appelle donc à votre devoir de loyauté en tant que nièce pour son engagement inconditionnel à votre cause à tous les deux.

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